Fabuleuse nature ! – CE2 Grand Canal

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Le mardi 9 avril 2019, en classe, Emmanuelle Ferrand, intervenante à la SEOR est venue nous parler des oiseaux marins nicheurs de la Réunion. Il y en a 6 qu’elle nous a présentés.

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Mais au fait, savez-vous ce que c’est que la SEOR ?

La SEOR c’est la Société d’Études Ornithologiques de la Réunion. Les missions de la SEOR sont de protéger les espèces d’oiseaux les plus menacées à la Réunion et de sensibiliser la population et les enfants en faisant des interventions dans les écoles.

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Critères et caractéristiques

Madame Ferrand nous a dit que pour être un oiseau, il faut respecter 3 critères : avoir un bec, des ailes et des plumes !

Emmanuelle nous a appris à reconnaître les oiseaux marins. En effet, 6 caractéristiques les distinguent des autres oiseaux. Si toi aussi tu veux apprendre à différencier les oiseaux marins alors lis attentivement notre compte rendu :

  • Il a de grandes ailes pour mieux planer, moins se fatiguer et avoir plus d’énergie pour parcourir de grandes distances.
  • Il est piscivore c’est-à-dire qu’il ne mange que du poisson.
  • Sur son bec, il a des narines qui filtrent l’eau salée et qui lui permettent de boire de l’eau douce alors qu’il vit en pleine mer.
  • Son œil est spécial car grâce à sa deuxième paupière transparente, il peut regarder sous l’eau pour attraper ses proies.
  • Ses pattes sont palmées et elles lui servent à flotter et à décoller en prenant appui sur l’eau.
  • Il a une glande au niveau de la queue qui lui permet de graisser son plumage. Grâce à ça, il peut plonger puis redécoller car ses plumes restent étanches.
    Les oiseaux nicheurs marins de la Réunion vivent en mer et viennent se reproduire dans les falaises, plutôt sur les hauts sommets de notre île.

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Endémiques ou indigènes

Certains sont endémiques comme le Pétrel de Barau et le Pétrel noir ce qui veut dire qu’ils ne vivent qu’à la Réunion et nulle part ailleurs.

Les quatre autres sont indigènes c’est-à-dire qu’ils sont venus par leurs propres moyens et existent dans d’autres régions ou pays : le Puffin du Pacifique, le Puffin tropical, le paille en queue à brins blancs et le Noddi brun.

Parmi ces six oiseaux nicheurs marins de la Réunion, 4 appartiennent à la famille des Pétrels :

  • le Pétrel de Barau
  • le Pétrel noir
  • le Puffin du Pacifique
  • le Puffin tropical

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Comment les reconnaître

Pour les reconnaître, il faut observer les différences qui existent concernant le front, le bec, les pattes et le ventre.

Pour s’y retrouver, nous avons établi un tableau que voici :

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Nuits sans lumière

L’intervention d’Emmanuelle Ferrand s’est faite en lien avec l’opération « Nuits sans lumière » qui s’est déroulée cette année du 8 avril au 2 mai, c’est la 11ème édition.

Pendant cette opération, certaines villes de la Réunion réduisent l’éclairage public pour éviter l’échouage des oiseaux comme le Pétrel de Barau.

Nous avons donc, à cette occasion, appris beaucoup d’informations sur cet oiseau.
Les Pétrels de Barau vivent environ 6 mois de l’année en mer et viennent se reproduire sur notre île au mois d’août et de septembre sur les 3 plus hauts sommets de la Réunion : le Piton des Neiges, le Grand Bénard et le Gros Morne.

Ils creusent des trous dans le sol et préparent des terriers. La ponte a lieu au mois de novembre : la femelle pond un seul œuf par an. L’éclosion a lieu en décembre.
Le jeune pétrel est recouvert de duvet pour le tenir au chaud. Il est nourri, par ses parents, pendant environ 3 mois où il reste dans le terrier et grandit.

3 mois plus tard, il peut voler, alors les parents retournent en mer. Après 2 à 3 semaines, lorsque le jeune aura faim, il va vouloir rejoindre également la mer.
Au mois d’avril, il quitte donc le terrier. Il utilise la lumière de la Lune ou des étoiles qui se reflète dans l’eau pour rejoindre la mer.

Malheureusement, il va confondre la lumière des étoiles et de la Lune avec celle des lampadaires des villes. Et alors, il va s’échouer au sol. Il ne peut pas décoller à nouveau car ses pattes sont trop à l’arrière de son corps et ses ailes trop grandes !

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Que faut-il faire lorsque l’on trouve un pétrel échoué ?
  • On le met dans un carton et on fait des trous dedans pour qu’il respire. Le carton sert à garder une certaine chaleur et à calmer l’oiseau qui se retrouve dans l’obscurité.
  • On ne doit pas lui donner à manger ni à boire car cela peut aggraver ses blessures.
  • On appelle la SEOR au 02 62 20 46 65. Le bénévole va nous demander quel type d’oiseau nous avons trouvé, où est-ce que nous l’avons trouvé. Il nous demandera également où est-ce que nous habitons car il existe en effet des postes relais pour déposer les oiseaux trouvés : à la gendarmerie, chez les pompiers ou chez les vétérinaires.

Les bénévoles de la SEOR interviennent alors. Ils récupèrent les oiseaux blessés et les emmènent au centre de soins à Saint-André.

Les oiseaux échoués sont bagués, mesurés et pesés puis ils seront relâchés sur le front de mer lorsque leur état le permettra.C’est d’ailleurs comme cela que s’est poursuivie, l’après-midi, l’intervention d’Emmanuelle Ferrand.

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Lâcher de pétrels

L’après-midi, en bus, nous sommes partis au Barachois, à côté de l’ancienne gare routière.

À notre arrivée, nous avons retrouvé Emmanuelle. Elle nous a posé des questions sur ce que nous avions vu le matin, histoire de nous rafraîchir la mémoire !

Puis, elle nous a montré du matériel que les bénévoles de la SEOR utilisent pour les oiseaux : une pince et des bagues.

Le matériel de la SEOR
Le pied à coulisse
Les bagues et la pince
Le peson et le sac

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On bague les oiseaux retrouvés pour pouvoir les compter et faire leur suivi.

On se sert également d’un sac pour mettre l’oiseau à l’intérieur et l’accrocher au peson qui est une petite balance. Ainsi, on peut peser l’oiseau sans crainte qu’il bouge.

Le pied à coulisse est une petite règle qui sert à mesurer la patte ou le bec d’un oiseau.

Ensuite, on s’est assis en rond et Emmanuelle nous a présenté un Pétrel de Barau avec un peu de duvet sur la tête. Il ne fallait pas faire de bruit pour ne pas effrayer l’oiseau !

Nous avions aussi les mains derrière le dos pour éviter de le toucher.

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Enfin, nous sommes allés au bord de la mer et là-bas, on a relâché des Pétrels. L’un des deux Pétrels a refusé de décoller. Il y avait du vent et peut-être qu’il était stressé ?

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Travail de recherches

En salle informatique, et à partir du site de la SEOR, nous avons cherché des renseignements sur les 6 oiseaux marins nicheurs de la Réunion, pour écrire, pour chacun d’eux une fiche d’identité.

Avant d’écrire ces fiches d’identité, nous avons cherché dans les magazines « Wapiti et Wakou » des mots-clés pour renseigner nos fiches. Des élèves ont également apporté en classe des livres sur les animaux.

Nous avons ensuite tapé sur ordinateur ces différentes fiches puis nous avons inséré des images pour chacun de ces oiseaux.

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Nous espérons que toi aussi tu as appris de nombreuses informations sur les oiseaux nicheurs marins de la Réunion. Tu peux visiter le site de la SEOR pour en apprendre davantage sur tous les oiseaux de notre île !

Maintenant, tu peux regarder les fiches d’identité que nous avons écrites…

01 Tableau Pétrel de Barau

02 Tableau Pétrel noir de Bourbon

03 Tableau Puffin du Pacifique

04 Tableau Puffin tropical

05 Tableau Paille-en-queue

06 Tableau Macoua

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Vidéos

Les ailes des combattants

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Découverte des oiseaux marins – diaporama

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Lâcher de pétrels – diaporama

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Lien_

Société d’Etudes Ornithologiques de la Réunion

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Les élèves du CE2 de l’école primaire Grand Canal à Saint-Denis

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