Le maquillage, beauté ou toxicité ? CM2 Alain Lorraine

Le maquillage, beauté ou toxicité ? CM2 Alain Lorraine

Au fil des siècles hommes et femmes ont toujours cherché à sublimer leur beauté grâce à des produits cosmétiques et toujours au détriment de leur santé. L’utilisation du maquillage remonte à la nuit des temps et il est probable que les hommes préhistoriques pratiquaient déjà la peinture corporelle.

 

Une pratique millénaire

L’usage du maquillage est une pratique plusieurs fois millénaire, et l’on retrouve les premières traces écrites dans la bible. L’archéologie a permis de retrouver des accessoires et cosmétiques remontant à 5 000 ans avant Jésus Christ.

3 000 ans avant notre ère, les égyptiens utilisaient déjà des onguents et des huiles parfumées. Ils maquillaient leur visage et leur corps à l’aide de différents colorants : rouge à lèvres à base de rouge minéral, khôl à base d’antimoine (métal polymorphe toxique et cancérigène), de suie sur les paupières supérieures et les cils, colorations au henné sur les ongles.

On pense que cette pratique était à l’origine réservée aux prêtres lors de cérémonies, avant de contribuer à la beauté égyptienne telle que la reine Cléopâtre.

 

Le maquillage en Grèce et à Rome

Ce sont les caravanes acheminant les épices et la soie en Europe qui ont fait connaître les produits de maquillage en Grèce et dans l’empire romain. Dans la Grèce antique, notamment à Athènes et Sparte, cette pratique était à la fois respectable et réservée aux courtisanes.

Sous l’empire romain les patriciennes consacraient beaucoup de temps à leur toilette, leur coiffure et leur maquillage. Ovide – poète latin – a d’ailleurs écrit un traité à ce sujet, dans lequel il donne aux coquettes de son temps de nombreux conseils et recettes de beauté.

Au 1er siècle de notre ère la mode voulait que l’on s’éclaircisse la peau avec de la céruse et de la craie, que l’on souligne le regard d’un trait de khôl et que l’on rehausse son teint et ses lèvres avec du rouge.

 

Evolution du maquillage en Europe

Les croisés ont rapporté le maquillage en Europe du Nord à partir du XIIème siècle. Dès le XIIIème siècle, les nobles utilisaient du fond de teint, de la teinture pour les cheveux et du parfum. A noter qu’à cette époque, et jusqu’au du XIXème siècle, les cosmétiques utilisés (notamment le blanc de céruse, pigment blanc à base de plomb) sont des produits toxiques qui contiennent du plomb et du mercure.

A la Renaissance l’idéal de beauté féminine consistait à avoir le teint diaphane, les lèvres, les joues et les ongles rouges, et les cheveux dorés. Pour obtenir un blond vénitien les femmes enduisaient leur chevelure d’un mélange de safran et de citron, puis exposaient leurs cheveux au soleil. Elles se poudraient également le visage à la céruse, à l’ocre rouge et se teintaient les lèvres avec des extraits de cochenille.

A partir du XVIIème siècle l’usage du maquillage s’étend à toutes les classes sociales. Si à cette époque on abusait du rouge et on se fardait même pour dormir, le XIXème siècle est marqué par un certain retour au naturel.

L’industrialisation et les progrès scientifiques ont bouleversé le monde des cosmétiques au XXème siècle avec notamment l’apparition de parfums de synthèse, de tensioactifs (détergeant) et de conservateurs.

 

Samira Madi

Copyright photo Bilal Aslam

 

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.